La Provence #2 – escapade sur la Côte d’Azur

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 Bonjour 

Quittons les terres pour nous rendre sur la côte….

L’azur, la brise marine, le goût du sel sur la peau, voir un enfant qui s’égaye face à l’océan, n’est-ce pas cela l’été? Celui de notre enfance où nous étions tout occupés à faire la course, des châteaux de sable, dévorer des beignets, pêcher des crabes…. Je me rends compte à quel point la quiétude de telles vacances est précieuse : riche de découvertes pour Louis, ressourçante pour nous. Ce fut presque le seul moment où je parvins à lire plus d’un quart d’heure. Cela me donne des idées pour les années à venir. Mais passons au récit de ces deux jours qui nous ont conduits à la mer.

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Il y a treize ans de cela, je découvrais la région de Pramousquier en compagnie de Damien et de sa famille. Un matin, au cours d’une promenade,  nous longeâmes le domaine du Rayol et j’aperçus à travers les grilles, le long escalier majestueux qui descend vers la mer. Je me promis qu’un jour je visiterais ce jardin. 

Treize ans plus tard, nous revoilà dans cette baie : après avoir profité de la plage le matin – le plaisir de se jeter à l’eau sans aucune réticence, la surprise de se rappeler combien l’eau de la Méditerranée est salée, voir Louis s’enthousiasmer devant l’océan – nous avons déjeuné suite à un concours de circonstances à l’hôtel Le Bailli du Suffren.  Un lieu paisible à la vue époustouflante sur les îles de Port-Cros et du Levant. Comme il serait agréable d’y passer quelques jours à simplement profiter du spectacle, se baigner, lire, sentir la chaleur.

Finalement, nous avons quitté ce havre de paix pour visiter le jardin du Rayol. Difficilement praticables en poussette, de nombreux chemins descendent tous vers la mer et offrent au détour d’un sentier une vue époustouflante sur les eaux turquoise de la baie. Là, dans le vallon, l’escalier monumental et l’installation poétique Birdland ; plus loin, les gigantesques fougères de Nouvelle-Zélande ; en contrebas, la pointe du figuier ;  surplombant le domaine, le jardin du Chili et ses gigantesques cactus, bref un lieu paradisiaque. On imagine ce qu’a pu être la vie dans ce domaine, on repense à la grande époque de la Côte d’Azur et aux lectures qui imprègnent notre imaginaire et l’on se dit que vivre ici devait être une expérience magique, hors du commun. 

 

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Quand nous avons navigué vers cette île, le mistral nous accompagnait. Embarquer sur la navette, sentir le remous des vagues, voir une terre s’éloigner et bientôt une nouvelle se dessiner : les petits plaisirs qui accompagnent chaque traversée vers une île. 

A l’arrivée, un village trop touristique à mon goût, dont on ne sait s’il est récent ou ancien, tant tout semble avoir été bâti pour le tourisme. Nous nous dirigeons vers le sud et découvrons depuis le fort Saint-Agathe un magnifique panorama sur la plage de la Courtade. Les eaux turquoise malgré la houle laissent imaginer combien l’île doit être paradisiaque une fois le mistral tombé.

Malheureusement, la plupart des pistes sont fermées du fait des risques d’incendie et il nous est difficile d’avancer avec Louis. Il faudra revenir et prendre des vélos afin d’explorer toute l’île car ses chemins bordés de pins, d’oliviers, de chênes lièges qui mènent aux quatre coins de l’île sont une véritable carte postale et j’imagine que, dès que l’on s’éloigne du village et des « autoroutes de la côte », on doit être presque seuls au monde.

Après un sandwich en ville, nous empruntons la piste de Notre-Dame très fréquentée -c’est un défilé permanent de vélos. Des terrains de tennis à l’abandon, une décharge de gravats?,  des tourbillons de poussière soulevée par les bicyclettes et le vent rendent ce chemin plutôt désagréable et nous bifurquons rapidement sur un sentier qui nous mène à la plage de la Courtade. La mer est agitée, ce qui ne nous empêche pas de nous baigner. Je suis surprise par le fait d’avoir pied, même après m’être éloignée du rivage. Louis en profite pour remplir le seau acheté le matin même au village avec sa petite pelle ou mettre des galets dans son petit camion benne. Le lieu est sauvage, pas une construction visible, aucune paillote ni transat, simplement des baigneurs et des marcheurs, tous amoureux de la nature.

Vient bientôt l’heure de rentrer ; notre passage sur l’île de Porquerolles fut bien trop court, nous n’en avons vu qu’une infime partie et je reviendrais bien pour l’explorer à vélo, prendre le temps d’en découvrir les différentes plages et pointes et contempler un coucher de soleil. 

 

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C’est étrange comme on évolue avec le temps. La première fois que je découvris la Côte d’Azur, j’eus l’impression de débarquer sur une autre planète : la saleté, la foule, les plages privées, les bouchons de la D559, tout cela était assez inconcevable pour moi habituée à la tranquillité de la Bretagne, du Finistère. Et puis, quelques années plus tard, je découvre enfin la beauté de ce petit bijou qui a attiré bon nombre de touristes et qui a nourri l’imagination de tant d’artistes. Je me dis que l’on pourrait y passer de très belles vacances en famille et que ce serait l’endroit idéal pour prendre enfin le temps de me plonger dans ma pile de livres à lire. Une idée à mûrir…

Voici la première partie de notre voyage qui s’achève. Il me reste à vous parler de notre séjour – trop court – à Marseille et du superbe Airbnb que nous avons déniché. A très vite pour la fin de nos aventures! 

2 Commentaires

  1. Aurelia dit : Répondre

    En plus de ton talent de photographe tu as également une très bonne plume. Bravo Nath continue à nous émerveiller .Aurélia

    1. Thalieandco dit : Répondre

      Bonsoir Aurélia,

      Merci beaucoup pour ce joli retour! Je suis très heureuse que tant le texte que les images te plaisent! Trouver ton commentaire dans ma boîte mail en rentrant à la maison embellit ma soirée! Très belle soirée et à bientôt 🙂

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